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 Carnet de voyage de Lyris El Vadel

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Lyris
Humain
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Messages : 71
Date d'inscription : 17/08/2009

MessageSujet: Carnet de voyage de Lyris El Vadel   Dim 27 Fév - 19:17

Carnet de voyage de Lyris El Vadel



20 Eta de l’an 1245


La goutte d’eau qui fit déborder le vase…

Ce jour-là restera mémorable… J’avais pris une décision capitale ! Lassé et même effrayé par les projets de mon père, je suis partit… Mon ignoble père, le seigneur El Vadel, chef de la cité Miredrish, n’était que haine pour moi ! Il me tenait responsable de la mort de ma mère. A force de me le répéter jours après jours, j’en étais venu à penser la même chose. Elle était morte pour me donner la vie. Cruelle ironie quand on se rendait compte que je n’avais pas de vie. A vingt et un ans, je n’avais encore jamais profité des plaisirs de la vie. Je passais mes journées recluses dans la demeure de mon père, à étudier et se plier à ses caprices. Oui j’avais peut-être été stupide, mais vivre sans l’amour d’une mère et avec la haine profonde que me vouait mon père n’a jamais été facile. Je ne demandais pas grand-chose, juste qu’il me porte un peu d’attention… Mais jour après jour, il continuait inlassablement à déverser sur moi sa bile vengeresse, son regard dur et glacial ne se posant sur mon faciès qu’avec dégoût. Le dégoût fut tout ce qu’il parvint à me montrer.
Paraît-il (chose que je sus par des domestiques) que je ressemblais beaucoup à ma mère. Cela n’aida en rien mon père à m’apprécier… Je me pliais pourtant de bonne grâce à ce qu’il me demandait. Je ne voyais aucun homme, étudiait d’arrache-pied, et supportait sans broncher ses remarques acides.
Puis se présenta à moi, ce qui me sembla être l’occasion de me faire valoir aux yeux de mon père. Celui-ci était très porté sur la conservation de son nom et du sang des El Vadel. Il voulait ainsi me présenter à mon cousin, Cloud El Vadel, dont jusque-là je n’avais jamais croisé la route, pour ainsi perpétuer notre lignée. Malgré le dégoût que cela m’apporta de devoir épouser une personne de ma famille, une fois de plus je ne soulevais aucune protestation. Ainsi les présentations furent faites ! Cet homme me fut totalement antipathique dès le premier regard. Son regard était malveillant et peu saint. Son ton vaniteux ne cessait de se targuer d’être supérieur aux autres, et le fait qu’il soit bel homme n’arrangeait en rien la chose ! Tout dans son comportement me déplaisait, et je n’allais pas tarder à en faire les frais ! Mon père me laissa toute la matinée avec Cloud. Qu’elle n’en fut ma joie de celui-ci. Je faillis bien perdre ma vertu ce jour-là, ne devant mon salut qu’à un garde qui alerté par les bruits de luttes s’étaient précipité dans la pièce. Profitant de l’attention détournée du seigneur des lieux, je pris mes jambes à mon cou, et rejoignit mon père. Son sourire froid et calculateur m’accueillit, confortant tous mes soupçons… Tout avait été déjà organisé entre mon père et Cloud, tout pour me détruire et m’asservir. Ils avaient bien failli y arriver ! Mais malheureusement pour mon père, cela produisit le contraire de l’effet escompté. Mon évasion allait être imminente…

Une liberté au goût si amère….

Le jour même je m’échappais de ma prison dorée… Cette conspiration entre mon père et Cloud m’avait fait si mal ! J’avais le cœur lourd. J’avais l’impression d’étouffer, rien que rester entre quatre murs suffisait à déclencher mon angoisse. J’avais peur qu’à tout moment Cloud revienne achever ce qu’il avait tenté de commencer, ou que mon père vienne et m’assène le coup de grâce. J’étais brisé en mille morceaux ! Mais contre toute attente, ma volonté de vivre était telle qu’elle prenait le pas sur le reste et déjà mille plans d’évasions se bousculaient dans ma tête pour sortir de cet enfer ! Car un enfer, c’était le mot !
J’avais rassemblé un maigre bagage. De toute façon je n’avais pas grand-chose à emporter. J’avais réussi à subtilisé de l’argent à mon père. Il en avait tellement qu’il ne verrait pas la différence. J’avais également mon médaillon avec le blason de la famille. Pourquoi le prendre alors qu’il me rattachait à cette famille qui me faisait tant de mal ? Et bien c’était la seule chose que je possédais et qui appartenait à ma mère ! C’était mon père qui lui avait offert. Il l’aimait réellement et c’était réciproque. Lors de sa mort, mon père n’a pu supporter cette preuve d’amour sous ses yeux, et l’a fait jeter. C’est une suivante, compatissante pour l’orpheline de mère, voire même de père que j’étais, qui l’avait récupéré, et donner à mes douze ans. J’avais aussi réussi à glaner quelques vivres et des vêtements d’hommes (autant passer inaperçu…).
Déjouer la surveillance des gardes n’a pas été simple. Mais fort heureusement je n’avais jamais tenté de m’échapper, alors personne ne se doutait que j’allais le faire ainsi, sans signe avant-coureur ! Je m’étais ensuite introduit dans l’écurie. Je n’étais vraiment pas sereine, et je n’osais même pas imaginer ce qu’il se passerait si je me faisais attraper ! Cette fois mon père n’aurait aucuns scrupules à lever la main sur moi ! Cela l’avait déjà démangé souvent, mais il s’était retenu jusqu’alors. Enfin ce n’est pas tout à fait exact. Il avait déjà porté la main sur moi, mais cela remontait à mes neuf ans. Il m’avait toujours interdit formellement de parler de ma mère. Son nom ne devait jamais franchir mes lèvres. Je crois même qu’il aurait préféré que je ne sache rien d’elle. Mais quelques suivantes avaient laissé échapper quelques informations face à mon insistance à vouloir en savoir toujours plus. Mais elles n’avaient pas le droit de parler, alors je m’étais présenté un jour devant mon père avec la ferme intention de lui soutirer ce qu’il savait. A la simple mention du mot « mère » sa main se leva et alla meurtrir mon visage. Il avait frappé si fort que la marque de sa main était resté là, comme une punition, bien rouge pendant toute la journée. Jamais après je lui ai reposé de question, car je savais très bien qu’il pourrait une nouvelle fois frapper, et même plus fort encore.
Bref, dans tous les cas, je priais les gardiens à ce qu’ils protègent mes arrières… Je sellais Ballazuc, un cheval gris pommelé que j’avais toujours apprécié, avant de m’enfuir. Je m’en souviens encore, le soleil était haut dans le ciel. C’était le début de l’après-midi, et mon cheval m’éloignait au grand galop de ma prison. A chaque foulé qui m’éloignait de Miredrish je sentais mon cœur s’alléger. C’était la première fois que je sortais seule en dehors de la demeure, et je savourais déjà ce moment précieux ! J’étais comme une enfant. Je découvrais enfin la vie. J’avais beau avoir étudié avec acharnement, ça n’empêchait pas que tout autour de moi était fascination ! Je passais l’après-midi dans les rues de Miredrish, croyant naïvement que les ennuies étaient passés, que tout était derrière moi et que je serais enfin heureuse et libre.
Mais mon optimisme déchanta très vite quand je vis ceci placardé sur le panneau d’affichage de la ville :


Mon sourire s’évanouit. Sur l’affiche était marqué que j’étais dangereuse, et que j’étais recherché car j’étais une meurtrière ! J’étais la première à apprendre que j’avais tué quelqu’un ! Aux dernières nouvelles ce n’était pas le cas… Mon nom n’était pas marqué dessus ! Mon père ne s’était pas mouillé, il tenait à ne pas souiller le nom de notre famille, bien qu’il veuille à tout prix me ramener dans sa prison.
Là commença mes ennuies. Sur la place, des visages me scrutant avec suspicion. N’était-ce pas moi sur l’affiche là ? Pas de doute ! L’alarme fut donnée, et là commença mon long périple pour échapper aux soldats de Miredrish….

Inventaire : Son cheval Ballazuc, 100 Oilae d’or et 20 Oilae d’argent, des vêtements de rechange masculin, se composant d’un pantalon, une chemise et d’un par-dessus, un peigne, un médaillon frappé au blason de la famille El Vadel, des vivres se composant d’eau, de viande séché et de fruits secs, un vieux poignard et une carte de l’île.


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Lyris
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MessageSujet: Re: Carnet de voyage de Lyris El Vadel   Dim 27 Fév - 19:22

27 Eta de l’an 1245


Rencontre avec le forgeron

J’avais passé toute la semaine à échapper aux soldats. N’étant pas en sécurité à Miredrish, j’avais pensé qu’en allant dans une autre ville, j’y serais tranquille… Mais bien vite la réalité m’avait rattrapé. Grâce à son influence, mon père avait fait placardé mon avis de recherche dans tout le pays, je n’étais plus en sécurité nulle part. Il fallait bien que je me résigne, mon vieux poignard n’était pas suffisant à ma défense ! Il m’avait donc fallu retourner à Miredrish, bien que cela me donnais des sueurs froides ! J’ai laissé mon cheval à Galedriwyn. Je comptais y revenir par la suite pour venir le chercher. Il était plus discret pour moi de faire la route à pied, je pourrais ainsi me faire passer pour un de ses petites gens.
J’arrivais à la demeure du forgeron Minéas Marphill, le meilleur forgeron qu’on puisse trouver sur Haewen, le 27 Eta de l’an 1245, au soir.
Sans un bruit je m’étais introduit chez lui après l’heure de la fermeture. Je ne voulais pas courir le risque de rencontrer un autre client de l’homme. Ce fut pour cette raison que j’avais choisis d’y aller si tard. Cette boule d’angoisse dans mon ventre ne me quitta pas. Je pouvais à tout moment me faire repérer. Aussi je fus bien contente lorsque la porte que je venais de fracturer, s’est refermé derrière moi. J’étais atterri dans la forge. J’avoue que j’avais été dans un premier temps un peu perdu dans cet endroit si masculin. Tout n’était que bazar et nombre d’arme et armure traînaient là. Si je l’aurais voulu, j’aurais pu trouver quelque chose qui me convenait ici, mais j'avais une idée précise de ce qu’elle voulait, et j'aime récompenser le travail bien fait. Bon bien sûr, ce qui m’angoissais le plus dans la situation présente était que Minéas me dénonce. Mais je me devais de courir ce risque, car après tout, sans arme, j'étais sûre de retourner dans sa cage en moins de deux minutes. C’est avec cette conviction que je me suis rendu dans la boutique, où l’homme en question se trouvait. Homme d’âge mûr, il avait également un fort caractère. Nos deux caractères assemblés donna un mélange assez détonant ! Me prenant tout d’abord pour une simple voleuse, je tombais dans un piège dans plus stupide je dois l’avouer. Une chose est sûre, la prochaine fois que je pénètre chez quelqu’un je regarderais où je mets les pieds ! Je me suis donc retrouvé entouré de lianes et éléments de la nature, me privant de tout mouvement. Je dois avouer qu’à ce moment je n’étais pas vraiment fière ! Je venais de faire une bourde monumentale, et j’étais surtout à la merci du forgeron. Mais cette intercale ne se passa pas comme je l’avais prévu. Voilà une personne de plus qui connaissait mon vrai nom… Bien sûr cela le fit changer de comportement à mon grand comble. Oui bien sûr j’étais bien contente d’échapper au sort qu’il réservait d’habitude à toute personne qui s’introduit chez lui illégalement, mais j’essayais de me détacher de mon nom et tout le malheur et par la même occasion avantages qu’il me donnait, et voilà que c’était lui qui me « sauvait ». Cela fit monter ma colère, et mon arrogance ne fit que décupler par rapport à d’habitude. Comme il fallait s’y attendre, le forgeron n’était pas quelqu’un à qui parler mal, et pour la deuxième fois de mon existence, une gifle vint teinter mon visage pâle. Je ne sais pas laquelle entre celle de mon père, ou celle de Marphill je préférais… Celle de mon père était tellement injuste, et de force disproportionné, et celle du forgeron si humiliante ! Malgré ma colère j’ai préféré ravaler ma fierté à ce moment-là, et l’homme ne s’en tira qu’avec un regard haineux. Je supporte mal qu’on me touche, mais là il avait carrément dépassé la limite ! Cependant il prit quand même ma commande, et m’invita à revenir le lendemain.
Je passa la nuit à la lisière de la forêt, et fut dès le lendemain, à l’heure d’ouverture, de retour à la forge. Je n’étais pas bien sûre que l’homme ne se soit pas rétracté quant au fait d’appeler les autorités de Miredrish, mais je trouvais la forge déserte. Je dus attendre un long moment qu’il s’occupe de ma commande. Les clients arrivaient toujours plus nombreux dans sa boutique ! Pire que sur le marché de Miredrish… Mais je parvins à prendre mon mal en patience, bien que cela ne soit pas vraiment mon fort. Pendant son absence j’en avais profité pour observer un peu plus son lieu de travail, les outils, les armes et armures. Du bon travail ! J’étais même assez surprise que l’homme soit aussi habile de ses mots. Puis vers le début de l’après-midi (mon ventre commençait déjà à bien gronder de faim), il revint enfin pour s’occuper de mon cas. Il avait fini ma commande, et même magnifiquement réussi. Il me prodigua quelques conseils, quant au moyen de partir d’ici, et me déconseilla la forêt durant la pleine lune. Je payais ma commande (dix-neuf Oilae d’or) et partit, sans que l’on est plus de considération l’un pour l’autre.
Je passais la nuit au même endroit que la précédente, pour reprendre la route le lendemain, sans même avoir refait le plein de provisions…

Inventaire : Son cheval Ballazuc (laissé à Galedriwyn), 81 Oilae d’or et 20 Oilae d’argent, des vêtements de rechange (sale), se composant d’un pantalon noir, un corset blanc (seul vêtement féminin en sa possession), un peigne, un médaillon frappé au blason de la famille El Vadel, une gourde d’eau, une dague et une carte de l’île.


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