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 Histoire et origines Haewen

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Gaoth
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MessageSujet: Histoire et origines Haewen   Mar 1 Sep - 2:48





Chapitre premier :
Au commencement était les Dragons et les éléments
1
Talamh
2
Laibhe
3
Aigéan
4
Gaoth
5
Haewen


Chapitre second :
Période de trouble : Les Gardiens nous ont abandonné !

Chapitre troisième :
Renaissance des Haewens, un nouveau départ

Chapitre quatrième :
Qui sont c'est étranger dont pas un seul ne rit, de leurs pieds foulant le sable pour venir jusqu'ici ?


Dernière édition par Gaoth le Sam 21 Aoû - 14:07, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Histoire et origines Haewen   Sam 22 Mai - 15:59

Chapitre premier :
Au commencement était les Dragons et les éléments

1
Talamh






Aux confins de l’océan, à des milles et des milles et des milles de tous continents, sur une île immense où la magie toucha la terre, naquirent les plus vieux dragons. Le tout premier fut une femelle, Talamh.
Elle sortit d’un roc, coincé entre les racines d’un arbre malade, sur lequel sa sève avait coulé. La naissance de Talamh fut si paisible que l’on pouvait entendre chaque atome de la pierre se scinder en s’ouvrant.
La dragonne était la vie incarnée. Là où ses griffes raclaient le sol poussait peu à peu les forêts. Partout où son corps se lovait pour se reposer, quand elle se levait au petit matin, la végétation proliférait. Sur toute l’île la flore se développait, si bien qu’elle en fut « une île verte ».
Au bout d’un siècle, la solitude vint étreindre le cœur de Talamh et ses écailles se ternirent. Mais un jour, un dragon vint survoler son nid de solitude. Couché dans la terre, son corps dépourvu d’ailes, avait finit par devenir de la pierre, comme celle dont elle était sortie. L’arrivée de cet étranger l’a tira de son long sommeille et remplit son cœur de joie. Parcourant à grande vitesse plaines et forêts, la dragonne le rejoignit, attiré par sa présence. Perchée en haut d’une colline, elle put voir qu’il y avait deux dragons. Deux jeunes mâles qui s’amusaient à apporter la destruction. Des arbres couchés, déracinés, de l’écorce fracassée, des troncs calcinés, la végétation en cendre, la terre noircie…
De colère, des larmes coulèrent de ses yeux d’ambre, creusant des sillions dans le sol et faisant pourrir l’herbe instantanément. Dévalant la pente, Talamh s’engagea dans un combat sans merci, entrainant la mort des deux troubles fête.
Blessée et meurtrie, le sang de la dragonne assécha la terre et fit mourir toute chose qu’il touchait. Dans un ultime effort, sa gueule s’ouvrit vers le ciel et poussa un rugissement qui déchira le silence et les cieux. Ce rugissement fut si puissant qu’il déclencha un violent séisme qui défigura la surface de l’île. La terre se creusa, se vallonna, se brisa, s’écroula…
De ce chaos de douleur, surgir dans un grondement, les hautes chaines de montagne qui s’élancèrent dans les nuages, tutoyant le ciel.




2
Laibhe






Au milieu de la chaine de montagne, un haut mont à la pierre noire et au sommet creux en cratère se dressa menaçant. Les yeux inondés de larmes, Talamh l’observa d’un air méfiant et craintif. Du sang écumant de sa gueule, elle se recula en poussant des grognements.
Sous la force du tremblement de terre et de la violence dont il avait jaillit du sol, les parois du volcan se mirent à frémirent et un grondement sourd s’échappa des entrailles de la terre. La roche se craquela et le sol trembla de nouveau. Un gaz nauséabond s’échappa des fissures. La dragonne pouvait sentir la terre chauffer sous ses pattes. Son instinct de survie lui ordonnait de fuir. Mais ses blessures trop profondes le lui interdisaient.
Très vite le grondement se fit plus fort, assourdissant. L’air devint irrespirable et sa vision se brouillait, son corps vacillait. Le volcan explosa, propulsant vers le ciel une nuée de cendre et de gravats, qui retomba sur le sol en une grêle meurtrière.
Frappé par les éboulis, Talamh s’écroula. La puanteur et la chaleur l’envahit et, au moment où elle vit une coulé de lave fondre sur elle, la dernière chose que son ouïe entendit, fut le cri perçant d’un dragon surgissant des flammes.

Emprisonné sous terre, Laibhe attendait son heure. Sa naissance aillant été prématurée, le dragon demeura cloisonné dans la roche, grandissant dans un sommeil infini. Ses rêves bercés par la chaleur du feu, il patientait encore et encore que le volcan se réveil enfin et qu’il puisse voir le jour. Mais alors que dans ses songes il s’imaginait la couleur du ciel d’un rouge embrasé, la terre se mit à trembler.
Projeté par le souffle du volcan, vomit par sa puissance destructrice, Laibhe ouvrit ses ailes endolories et s’éleva vers les cieux dans un rugissement de plaisir, goûtant pour la première fois à la caresse du vent sur ses écailles.

Perché sur le sommet d’un haut pic, lui offrant une vue imprenable sur l’île, Laibhe observait, fier comme un roi, la montagne noire déverser sa colère sur les plaines environnantes. Derrière lui, la dragonne qu’il avait extirpé in extremis des éboulis de roches sortait peu à peu de sa torpeur. Ses écailles vertes étaient à présent zébré de cicatrices qu’elle gardera jusqu’à la fin de sa vie, en souvenir cuisant de ce jour où elle lui avait permis de pouvoir enfin naitre. Il croyait qu’elle avait finit par mourir de ses blessures, bien trop profonde pour pouvoir être guéries, mais il semblait qu’elle s’en soit remis comme par enchantement.
Au bout de quelques jours, le volcan finit par s’éteindre et se rendormit, mais sa déferlante laissa des marques indélébiles sur la terre : un désert de sable et de roche où rien ne poussa.
L’une douceur et l’autre colère, les deux dragons cohabitèrent et pensèrent les plaies de l’île. Ainsi Talamh ne souffrit plus de sa solitude centenaire, ceci durant cent trente ans.


3
Aigéan






Talamh observa le Dragon, droit comme une statue sur son piédestal, ses traits étaient tendus par la concentration, mais aussi par la colère. La Dragonne savait que la colère qui l’animait, c’était elle qui lui avait transmis, celle qu’elle avait laissé échappé et qui lui avait permis de voir la lumière. Mais le volcan finit par s’éteindre en même temps que le ressentiment de Laibhe.

Les détonations faisaient trembler la terre et le ciel, se répercutant dans la mer en de larges ondes. Au premier frémissement du sol, les poissons s’étaient mis en mouvement, mais quand ils se firent plus forts ils commencèrent à fuir. La lave rencontra l’eau et se rependit dans la mer comme un poison ardent. La faune et la flore moururent instantanément et les animaux qui ne purent fuir se retrouvèrent prisonnier de la roche en fusion.
La vie mis un siècle et trente ans à revenir dans les eaux de l’île.

Tel un prédateur, la bête avança, ondulent entre les coraux et les anémones. Les plus petits poissons fuir sous son ombre de peur de finir dans son estomac. L’animal nagea jusqu’au pied de l’île, là où jadis les fonds marin avaient été le théâtre de la désolation. Fouissant le sable de son nez, le poisson se repaissait des sédiments qu’il faisait remonté, sans remarquer se qui se passait au dessus de lui. La roche noire se mis à trembler, il y eu un grand craquement et une fissure béante déchira la pierre de part en part.
Le poisson fit un bond en arrière et observa le phénomène. Sa curiosité le poussa à aller voir se qui se trouvait dans la fissure. Il fut accueillit par deux yeux vert et brillant qui l’observaient avec une faim dévorante. Il n’eu pas le temps d’esquisser un mouvement qu’une mâchoire puissante se referma sur lui.

Il n’avait pas plu depuis presque une année, la végétation commençait à s’assécher, tout comme le moral de Talamh. Aussi droit qu’une colonne, Laibhe prenait de la hauteur, comme à son habitude. Du haut de son rocher, il sondait l’horizon. Le ciel était limpide, sans aucun nuage en vue et le vent semblait se faire très rare pour leur en amener. Le Dragon ne souffrait pas de la chaleur, après tout il était le feu, mais ses écailles et ses ailes le tiraillaient de plus en plus. La Dragonne qu’en à elle était plus faite pour les climats tempéré et était harassée par ce temps. Redressant le cou et levant la tête vers le ciel, il y lança un aboiement réprobateur.

Aigéan s’ennuyait, il trouvait l’océan beaucoup trop calme. Le Dragon avait sentit la présence de deux êtres qu’il pensait lui être semblable. Il voulu les rejoindre, et il s’en donna les moyens.

Comme pour répondre à son aboiement, qui c’était répercuté en échos sur les parois des montagnes, Laibhe vit arriver au loin des nuages noirs chargés de pluie charroyé par un vent peu naturel. Ils ne tardèrent pas à recouvrir le ciel de l’île. Talamh secoua la tête en sentant la pluie ruisseler sur son crâne. A son côté, son confrère avait allongé le cou et ouvert les ailes, afin de profiter pleinement des bienfaits de l’eau.

Les deux créatures avaient voulu de la pluie, elles avaient été servit ! Jamais ils ne s’étaient attendus à une véritable mousson, doublée d’un véritable déluge. Tout deux s’étaient réfugié dans une grotte craignant une inondation, la tête rentré dans les épaules à chaque coup de tonnerre qui martelait à leurs oreilles.

Au bout de plusieurs semaines la pluie finit par cesser et les Dragons purent enfin sortir de leur cachette. Une nouvelle fois le visage de l’île avait changé, la pierre était luisante et glissante, le sol était détrempée et boueux, la végétation avait pourris à cause du trop plein d’eau ou s’était adaptée, les arbres séchaient leur feuille au gré du vent, des sources s’échappaient des montagnes et partaient creuser leur lit serpentant au travers des terres.
Aigéan contemplait son œuvre, il avait réussit à rejoindre ses semblables, bien qu’il ignorait encore ce que lui apporterait la vie avec ces deux là.


4
Gaoth







Sur le Continent, une tempête dévastatrice faisait rage depuis des semaines, ne laissant derrière elle que ruines, cadavres et désespoir. Les survivants de son passage, et ceux qui n’avaient pas encore été touché prièrent leur Dieu afin qu’elle cesse. En réponse à leurs prières, l’ouragan se détourna vers les côtes en dévastant les villes les bordant.
La tempête traversa la mer déchainant sa colère sur les flots et surprenant les bateaux qui rentraient au port. Elle finit par heurter une île immense, désolée et loin de tout. Une lame de fond souleva une scélérate qui s’écrasa sur la terre asséchée. Le tonnerre éclata, un éclair blanc traversa un tourbillon et frappa au pied de seul arbre de l’île, meurtrissant son écorce et sa chair et brulant ses branches. Au cœur de la tourmente, un rugissement retentit.

La tempête finit par se dissiper et le calme revint sur l’île et sa mer. L’arbre, au pied duquel la foudre fut tombée, finit par tomber malade, et la rencontre de sa sève sur la pierre donna naissance à la Terre qui redonna une vie végétale à l’île. La colère de la Terre libéra le Feu et avec lui les montagnes. La destruction du Feu amena l’Eau, qui fit jaillir les rivières.

Aux confins de l’océan, à des milles et des milles et des milles de tous continents, sur une île immense où la magie toucha la terre, naquirent les plus vieux dragons. Le tout premier, fut un mâle du nom de Gaoth. Né de la lumière d’un éclair au cœur d’une tempête, il fut celui qui déclencha la chaine de naissance des Dragons élémentaires, et la renaissance de l’île.


Dernière édition par Gaoth le Lun 30 Aoû - 23:14, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Histoire et origines Haewen   Dim 13 Juin - 0:45

5
Haewen





La cohabitation des quatre Dragons élémentaires ne fut pas de tout repos. En effet, leurs divergences d’opinions sur bon nombre de chose donnaient souvent lieu à des querelles incessantes, auxquels Talamh fut souvent l’arbitre. Gaoth quant à lui finissait par s’en lasser et laissait la dragonne se débrouiller seule. Mais entre Laibhe qui n’était que colère, et Aigéan qui n’était qu’orgueil, cela ne cessait jamais.

A l’aube de la six centième année, les créatures décidèrent, d’un comment accord, de s’unir afin de donner vie aux premiers Dragons qui perpétueraient l’espèce sur cette île de paix. Des Dragons n’éprouvant aucun besoin primaire de destruction et de mort. Ainsi naquit Aram, un jeune mâle aux écailles d’or et aux yeux jaunes comme une flamme. Dans sa suite vint Lidith, une femelle à la peau aussi rouge que la lave dont Laibhe avait jaillit et aux yeux gris, d’une insolence innés. Les nouveaux venus furent le total opposé l’un de l’autre, comme le jour et la nuit. Chaque jour qui passait, Lidith se refusait à Aram et son désir de liberté ce faisait plus grand. Aigéan la soupçonna d’avoir hérité tout particulièrement du caractère de Gaoth, mais celui-ci nia les faits, déclinant toutes responsabilités quant au comportement de la Dragonne. Ceci déclencha une nouvelle querelle dans laquelle Laibhe soutint son confrère. Mais plus elle grandissait, plus elle se rapprochait de ce père auprès duquel elle voulait apprendre tout le sens du mot liberté.
C’est contre feux et marées que l’esprit du vent le lui enseigna. Après tout il pouvait bien faire ce qu’il désirait, n’était-il pas leur aîné ? Ce n’était pas à lui de se plier à tous leurs caprices incessants !

Un jour où le ciel noir bouillonnait d’éclair, une tempête finit par déchainer la mer, au rythme des humeurs d’Aigéan, mais aussi de Gaoth. Surpris au milieu de la tourmente, un bateau de pêcheur venu de continent, luttait contre les caprices des éléments, qui semblaient avoir étrangement plus de prise dans ces eaux inexploités qu’au large des côtes de Grèce ou de Kérolihamne. Sans comprendre ce phénomène, leurs boussoles c’étaient détraquées, et ils avaient commencé à dériver, comme attiré par une puissance inconnue. Sur le pont le capitaine hurlait des ordres à son équipage, luttant avec la barre pour retrouver un cap. Mais il ne régnait que le chaos. Dans la vigie, le pauvre bougre qui y était resté avait dû ce ficeler au mât pour ne pas finir à l’eau. Son courage l’honorait ainsi cramponné à son paraphais et sa longue vue, il hurlait qu’il ne voyait ni terre, ni récif sur lesquels ils seraient tragiquement susceptible de s’échouer. Le capitaine appela son timonier. Bien que le jeune homme ne lui soit d’aucun secours, cela le rassura de le savoir auprès de lui. Bientôt la vigie signala un homme à la mer. Agrippé au bastingage, deux marins lui lancèrent une corde, mais le malheureux fut vite engloutit comme un rien. La tempête redoubla d’intensité faisant passer des vagues par-dessus le navire, balayant le pont et les hommes qui se retenaient à tout ce qu’ils pouvaient. Le ciel d’encre ce déchira s’ouvrant sur un impressionnant éclair blanc, qui lâcha dans la tourmente une détonation digne d’un canon des plus grand navires de guerre. Une scélérate se leva, emportant le bateau à la quasi vertical des eaux insondables. La vigie hurla, un récif droit devant. Mais il était trop tard. La vague les envoya se fracasser dessus comme des copeaux de bois, emportant l’équipage dans l’abime marin.

Le lendemain, la mer avait retrouvé son calme, tout comme l’humeur des deux Dragons, qui était plus ou moins au beau fixe. Le ciel était limpide, presque sans nuage. Une légère brise se fit caressante sur leurs écailles, rendant la journée forte agréable. Pas pour tout le monde… Aram ruminait, Lidith avait encore disparue.

Ses yeux s’ouvrir sur un ciel bleu déchargé de nuage. La mer ne le malmenait plus comme une vulgaire plume, mais le faisait lentement dériver. Le timonier se redressa sur son rafiot de fortune, constitué d’une seule planche de bois. Il ignorait où il était, quelque part entre l’épave du bateau et le parfait inconnu. D’ailleurs il n’en voyait ni débris d’aucune sorte, ni aucun de ses compagnons. Le Calyope et son équipage avait péri, et il en demeura le dernier survivant. Assommé par un mal de tête épouvantable, il retomba malgré lui dans les bras de Morphée.

Lidith se tenait sur la plage depuis le début de la tempête. En effet, la dragonne affectionne par-dessus tout assister à ce spectacle de déchainement des éléments, ne craignant pas les vagues s’écrasant juste à côté d’elle, ou bien ce vent qui ne demandait qu’à l’emporté au loin. Non… La mer était à présent le théâtre de l’humeur de ses deux pères, et qu’est-ce que c’était beau !
A présent qu’elle avait cessé et que le calme fut revenu, il n’y avait plus grand-chose d’intéressant à observer aux yeux de la créature, dans ces eaux vides. A un détail près : quelque chose au large dérivant lentement vers les côtes de l’île et ne tarderait pas à s’échouer sur la plage.

Le timonier ouvrit de nouveau les yeux, réveillé par le ressac de l’eau et par le soleil qui cognait fort, sur sa peau irrité par le sel marin. Alors qu’il se redressa sur son séant, une main sur la crâne qui lui semblat être prit dans un étau, son esprit fut touché par une douce et étrange chaleur. Peu à peu son corps s’apaisa et la douleur disparut, envolé ! Puis une voix, féminine et cristalline, vint lui indiquer où se trouvait le point d’eau le plus proche, avant de se taire et que la présence ne se retire comme elle était venu.

Durant trois jours, le timonier était resté sur la plage scrutant l’horizon dans l’espoir de voir arrivé un bateau. Au troisième jour, il se ravisa. Cette île sera son tombeau…
Pendant plusieurs semaines, il demeura seul et explora ce lieu semblant déserté de toute vie. De temps à autre, il recevait la visite de cette même femme, avec laquelle il se plaisait à discuter. Elle semblait avoir tant de chose à apprendre, et bien qu’elle ne veuille se montrer à lui, sentir sa seule présence lui suffisait. Un beau jour, elle finit par lui donner son nom Lidith. Ce nom lui disait quelque chose. En effet ayant étudié les Tibles Kérol, il se souvenait de cette fille des enfers. Il lui confia à son tour le sien. Le timonier se prénommait Ioánnis.

Lidith était transporté de sa rencontre. Tant et si bien qu’elle en oubliait parfois qu’elle était un Dragon et lui une autre créature, dont Gaoth lui avait confié qu’ils se nommaient humain. Il lui avait aussi dit qu’ils étaient des êtres vils et sans scrupules, et qu’on ne pouvait pas leur accorder confiance. Il lui avait aussi révélé que si un jour elle en croisait un, ce qui, selon lui, ne risquait pas d’arriver, elle pourrait faire ce qu’elle voulait tant qu’elle demeure sur ses gardes ! car les humains ont une fâcheuse tendance à traquer et tuer tout ce qu’ils estiment dangereux, même si aucune hostilité ne leur a été montré.
Mais Ioánnis lui n’était pas comme ça… Lidith se surprenait même, bien trop souvent, à penser qu’elle voudrait être comme lui, rien que pour pouvoir le regarder réellement dans les yeux.

Aram ne tarda pas à perdre patience. On lui avait dit de lui laisser du temps. Mais voilà, cela faisait presque deux mois qu’il essuyait ses refus et ses brimades, il atteignait les limites de sa patience. Décidant de la suivre dans une de ses escapades, il ne tarda pas à découvrir la supercherie. Sa promise en grande conversation avec une petite, …insignifiante… créature inconnue. Fou de rage, il poussa un rugissement féroce, qui fit fuir ce quidam et s’en alla expectorer sa colère aux quatre anciens, demandant réparation.
Gaoth fut le premier à prendre parole, crachant au nez d’Aram que les choix de Lidith n’appartenait qu’à elle, et que ce n’était ces caprices de mâle frustré qui allait la museler. Talamh répondit à cet assaut avec plus de calme, disant qu’ils ne pouvaient lui accorder ce genre de choix. Les Dragons ne sont pas faits pour les Hommes. Laibhe affirma et poursuivit, il lui fallait une punition à la hauteur de sa trahison. Ils ne pouvaient se permettre d’accueillir les Dragons du continent avec ce qu’il s’était déjà produit par le passé avec Talamh. Ce fut Aigéan qui annonça la sentence en concluant que : Lidith ne voulant se soumettre à Aram, préférait choisir un humain, soit. Les Dragons ne peuvent aller avec les Humains, soit. Et bien sa punition sera de devenir comme lui, verra-t-on bien si cet homme voudra encore d’elle après cela.
Cette condamnation sembla convenir au Dragon d’or, dont seul Gaoth s’y opposa avec véhémence. Ils ne pouvaient autoriser cela ! Mais le mutisme et le front bas de ses confrères donna raison à la sanction d’Aigéan.

Ainsi Lidith fut condamné à vivre sous une forme hybride entre l’Homme et le Dragon. Elle et Ioánnis furent chassé de l’île principale et se réfugièrent sur le plu grand îlot de l’archipel. L’homme ne rejeta pas sa douce, car il voyait bien au-delà de son apparence semi humaine. Malgré ses cornes et ses écailles qui ornaient son corps comme des parures, sans parler de ses ailes membraneuses immenses, elle était la plus merveilleuse créature qu’il ne lui eut été donné de rencontrer.

Écœuré par leur comportement, et se sentant hautement bafoué, l’esprit du vent se retira délibérément de leur seconde union qui donna jour à Evril, la Dragonne d’argent.

Ainsi naquit sur cette île, qui sera plus tard baptisé Haewen, dans son nom ancien Oileain Haewen, la toute première génération d’Haewens et de Dragons.



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MessageSujet: Re: Histoire et origines Haewen   Dim 13 Juin - 0:46

Chapitre second :
Période de trouble : Les Gardiens nous ont abandonné !


Dernière édition par Gaoth le Lun 14 Juin - 1:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire et origines Haewen   Dim 13 Juin - 0:46

Chapitre troisième :
Renaissance des Haewens, un nouveau départ


Dernière édition par Gaoth le Lun 14 Juin - 1:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire et origines Haewen   Lun 14 Juin - 1:52

Chapitre quatrième :
Qui sont ces étrangers dont pas un seul ne rit, de leurs pieds foulant le sable pour venir jusqu'ici ?





« C’était le 11 Etsi 1245, ce jour là, mon père me l’a dit, il ne faut pas l’oublier. C’était le jour de mes cinq ans et il m’a emmené sur son bateau pour pêcher. J’aime beaucoup beaucoup pêcher, et ça fait longtemps que mon père a promis de m’emmener sur son bateau de travail, en pleine mer, pour pêcher. Mais mon père, il travail beaucoup, il est fatigué, alors à trop regarder le bouchon, il s’est endormi sur son siège. Moi je l’ai pas vu s’endormir, je regardais par-dessus le plat bord, c’est comme ça que ça s’appelle il m’a dit mon père, et tu sais pourquoi, je voulais voir une sirène. C’est mon rêve de voir une sirène. Mon père il appelle souvent ma mère comme ça, mais c’est pas possible, elle a pas de nageoire ! Ce jour là, j’ai pas vu de sirène, pourtant on était à côté de leur rocher avec mon père. Mais il m’a dit que le bateau il était caché alors c’est pour ça qu’ils nous on pas vu. Mais moi je les ai vus ! C’était un bateau énoooorme ! Enorme comme nos bateaux marchands, mais après mon père il m’a dit que c’était pas un bateau Haewen. Les nôtres ils ont des sculptures de bois à l’avant, trooop belle. Lui c’était tout plat, c’est pour ça mon père il m’a dit qu’il était pas Haewen. Ca ressemblait à une bétaillère flottante, oui c’est ça.
Mon père il a dit qu’il venait du Continent, un pays que le grand père de son grand père lui avait parlé, mais qu’il fallait surtout pas y aller. Il a dit qu’ils étaient tous méchant là bas.
Le bateau, il est passé pas loin de nous, mais il nous a pas vu, on était caché par le rocher. L’ancre elle est tombée et le devant du bateau il s’est ouvert. J’ai vu des hommes en armures qui sortaient, ils étaient tout brillant au soleil. Ils ont fait sortir plein de gens qui avaient des habits sales. Y en avait même qui dormait comme mon père et qu’ils avaient laissé dans l’eau.
Quand y avait plus de gens dans le bateau, les hommes en armure ils sont re rentré et le bateau il est repartit. J’ai réveillé mon père et je lui ai montré. On a remonté le fleuve jusqu’à Galedriwyn et on est allé à Miredrish.
Mon père, comme le chef de Miredrish et tous les autres chefs de cité, il a promit que quoi qu’il arrive, ma mère et moi, il nous protègerait.»


Le père resserra son étreinte autour des épaules de son fils à la fin du récit de ce dernier. Il le félicita en lui ébouriffant les cheveux, et le seigneur El Vadel, honorant son courage, congédia ses convives d’un moment.
Le Continent…
Les seules informations qu’il détenait sur ce pays lui venait de son père, et avait été transmit de génération en génération au sein de la famille El Vadel, à l’époque lointaine où les Gardiens étaient moins capricieux à leurs appels. Les autres Chefs de Cité connaissent aussi ces faits et partageraient très certainement ses craintes en apprenants cette nouvelle.
Une légère brise agita ses cheveux, que des crins d’argent commençaient à clairsemer, autour de son visage inquiet et songeur. Un grincement discret attira son attention vers une fenêtre entrouverte sur un ciel azur, que le courant animait de va et viens sonore. Le seigneur soupira doucement, l’information allait sans nul doute se propager bien plus rapidement qu’il ne l’aurait pensé. Il faudrait qu’il est un entretient avec l’esprit du vent. Lui seul serrait en mesure de répondre à ses interrogations sur les agissements de ces étrangers communément appelé Nentis.
Mais pour l’heure, il fallait avertir la population.
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