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 Une arme pour Lyris

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Lyris
Humain
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MessageSujet: Une arme pour Lyris   Dim 13 Sep - 2:48

La nuit venait de tomber. Il devait bien être dans les environs de vingt heures. La lune, ronde ce soir là, commençait son ascension dans la voute étoilée.
Mais à cette heure tardive pour se promener encore dans la ville de Miredrish, rôdait une ombre. Vêtu d'une cape de voyage dont la capuche était rabattu sur sa tête, elle était inidentifiable. Sans elle, on aurait pu y voir une jeune femme dans la vingtaine d'années, des cheveux noirs encadrant un visage fin aux yeux vifs et perçant d'une couleur bleu, vêtu d'un corset blanc, et d'une culotte noire. Son pas était hâtif et discret, comme si cette jeune femme ne cherchait en aucun cas à se faire repérer. Il s'agissait en fait de Lyris, la fille du dirigeant de Miredrish. Revenir dans cette ville était risquée pour elle. Son père la recherchait, l'ayant promise à son cousin afin de préserver la ligne des El Vadel, mais surtout et avant tout d'apporter la souffrance à sa fille. Il la détestait depuis qu'elle était née, la rendant responsable de la mort en couche de son épouse. Lyris n'avait eu d'autre solution que d'échapper à l'emprise qu'il avait sur lui.
Un frisson lui parcourut l'échine quand elle songea à la vie qu'elle aurait eu si elle était restée. Elle ne préféra pas continuer dans ses pensées, pressant un peu plus le pas.

La raison pour laquelle elle était revenue dans cette ville était simple. Elle avait besoin d'une arme à tout prix. Étant humaine, elle n'était pas dotée de don particulier, mis à part celui de maîtriser les armes. Elle connaissait l'endroit parfait pour s'en procurer. Il existait une forge, tenait par un homme alchimiste. Il n'y avait pas de meilleures armes, que celles qu'il forgeait. C'est pour cela qu'elle avait prit le risque de revenir ici.
D'ailleurs, au loin, commençait à se dessiner le petit sentier qui menait à la forge. Elle l'emprunta jusqu'à ce trouver en face de l'édifice. Il était assez particulier. En effet, la forge faisait partie intégrante d'un arbre, venant se niché à l'abri dans son creux, utilisant pour seul matériaux, le bois de l'arbre et son feuillage.
Malgré la surprise qui avait saisit Lyris, elle se reprit bien vite, avant de repartir furtivement vers le bâtiment. Elle ne savait pas vraiment comment il était constitué. A vrai dire, elle avait su sa localisation en surprenant la discution de badauds au bar qui comptaient commander ici de nouvelles armes. L'entrée était on ne peut plus visible, mais elle ne voulait pas qu'on la surprenne à entrer ici. Pas besoin de se faire remarquer. De plus, malgré l'heure tardive pour acheter des armes, elle se méfiait tout de même, d'une potentiel clientèle. La localisation de là où se faisait les armes était on ne peut plus clair. De la fumer s'échappait encore du bout du bâtiment, vers la gauche. Il était apparemment à ciel ouvert...
La jeune femme fit le tour de la bâtisse, jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait. Une porte menait directement à la forge. Elle se doutait bien qu'elle était fermer, mais grasse à un vieux poignard usé qu'elle gardait sur elle en attendant, elle parvint à crocheter la serrure et à entrer.

À L'intérieur elle découvrit un véritable « bazar » organiser. On pouvait voir par endroit des pièces d'armures, des manches d'épées, et d'autre pièces d'armureries encore... Maintenant, le tout était de trouver le propriétaire des lieux, sans se faire mettre dehors pour être entrée par cet endroit...
La forge elle-même était déserte, elle entreprit donc de passer dans la pièce d'à côté. Elle se révéla elle aussi vide de toute présence. Enfin, elle poussa la dernière porte. Elle découvrit alors un endroit abondant de fioles au contenu plus mystérieux les uns que les autres, et au milieu de tout cela, un homme, qu'elle identifia tout de suite comme le propriétaire des lieux.
Elle s'approcha discrètement de lui, avant de se faufiler derrière. Là, elle retira enfin sa capuche, histoire de décence tout de même, avant de s'adresser à l'homme:


« Bonsoir... »

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Minéas Marphil
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MessageSujet: Re: Une arme pour Lyris   Mar 15 Sep - 20:23

Le sablier, placé dans un coin de la pièce rendit son dernier grain, quand Minéas rangea son attirail.
Il était épuisé et s'en était finit pour aujourd'hui. Après avoir placé une fiole - remplit d'un liquide gris-marronâtre clair - à quelque centimètre de la porte, et retourna dans la boutique.
Attrapant des parchemins dans une niche sous le comptoir, il prit une plume et de l'encre posé sur le bois, et fit le tour de la pièce, faisant l'inventaire d'éventuel objet brisés ou dérobés.

Petite parenthèse, si quelque chose lui avait été volé, il l'aurait sut car il avait doté tous ses objets d'une incroyable capacité de dire adieu aux sourcils ! et également de laisser des taches colorantes qui avaient grand mal à partir.
Choses qui incitaient grandement à ne pas récidiver.

Le forgeron continua donc son inventaire quand un objet métallique se mis à vibrer sur une table, attirant son attention. Cet objet était une curiosité qu'il avait faite lors de son apprentissage par son père et son grand père. A la base, cela ne devait pas donner ce qu'il y avait sur la table mais une tout autre chose. Mais il fallait dire que ça lui servait grandement. En effet cet objet vibrait au contact d'un quelconque objet métallique.
L'intérieur de la serrure aillant été recouverte d'un fragment de cet objet fondu, le fait qu'il vibre lui signala que quelqu'un tentait de la crocheter.
Un tintement cristallin confirma que la personne était entrée. Grinçant légèrement il entendit la porte se refermer.
Un frottement de pierre annonça que le premier piège c'était refermé.

L'alchimiste n'avait pas bougé de sa place d'un pouce, mais l'intrus se trouverait d'un instant à l'autre dans la pièce où il se trouvait. Sur une table ronde, il attrapa une fiole, fit deux pas en avant et versa délicatement trois goutte à un endroit précis, puis revint à se place initiale et replaça le fiole à sa place.

Le liquide eu un effet assez rapide sur les fragments de granite scellé à terre comme une mosaïque. Mais ce que seul les aguerris pouvaient voir, c'est que ces morceaux n'étaient pas disposé par le fruit du hasard, et l'importun allait en avoir une belle démonstration.

Minéas avait finit son inventaire, mais il fit mine de le continuer - comme s'il ne savait pas qu'elle était là - quand la personne pénétra dans la boutique.
L'entendant se faufiler derrière lui, la seule chose qu'elle put dire fut :


« Bonsoir... »

car déjà un cercla aux dessins étranges s'illumina - couvrant toute la surface de la boutique sol comme murs - et des racines de pierres soulevèrent le sol, faisant fusionner les fragments, et enlacèrent fermement la jeune femme telle des serpents, la prenant au piège incapable de tous mouvements.

Le forgeron se retourna alors et répondit poliment :


"Bonsoir à vous également."

Il tourna ensuite les talons et alla remettre les parchemins dans leur niche et l'encre et la plume à sa place.
Soulevant le rideau de lianes, il retourna dans son atelier. Quelques secondes pus tard, il revint avec un bac de terre cuite contenant des braises encore tiède, un pichet remplit d'eau, un verre et un récipient contenant un liquide marron peu engagent.
Posant le tout sur le comptoir, il sortit le broc et le verre puis repositionna le contenant en verre sur le galet. De sa poche, il sortit un silex et une pierre rouge qu'il frotta ensemble, ce qui eu pour action de raviver les flammes.

Le temps que la solution chauffe, il s'accouda au comptoir et regarda la jeune femme.
Ce qu'elle ignorait, c'est que l'alchimiste réglait lui même les affaires de vol et viol de propriété dans son établissement.
Ce qu'il avait remis à chauffer portait le nom très parlant "d'Ecorce du Renouveau". Cette fameuse écorce pouvait rendre amnésique permanent le sujet aillant ingéré cette substance, sur une période définit par le dosage.
C'est comme cela que Minéas ce débarrassait définitivement des intrus en leur faisant perdre une bonne semaine de leur mémoire. En un sens, il évitait à ces malheureux de perdre leur temps en prison s'il les dénonçait.
En revanche, ce que lui ignorait c'est qu'il détenait la femme la plus recherché parmi les plus hautes instances de Miredrish.

Rompant le silence, il lui demandant sur un ton qui frisait l'ironie :


"Que puis-je faire pour vous en cette heure si tardive, à laquelle l'établissement est fermé, mademoiselle ?"

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Lyris
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MessageSujet: Re: Une arme pour Lyris   Lun 28 Sep - 17:34

La jeune femme ne s’attendait pas à pareil accueil ! A peine avait-elle prononcé quelques mots, que des dessins dont Lyris ignorait la signification, recouvrirent le sol de la boutique. Elle eut à peine le temps de voir l’étrange phénomène que des pierres sur laquelle son attention s’arrêta enfin, se fondirent à des lianes de pierre. En quelques secondes à peine, elle était prisonnière de ces racines, sans aucunes possibilités de mouvements ni aucune échappatoire…

*Et merde, voilà qui n’arrange pas les choses…*


C’est à cet instant que le forgeron se tourna vers elle. De tout évidence il l’avait entendu venir. Elle devrait améliorer sa discrétion alors. Pourtant elle avait prit .
C’était un homme assez grand, la peau bronzée, de beaux yeux bleus, cheveux bruns. Il ne semblait pas très vieux, mais la rôdeuse n’aurait pu lui donner un âge.
Il répondit alors poliment à ses salutations avant de continuer à faire sa petite vie. Allait-il faire comme si elle n’existait pas ? Sûrement pas. Il avait dût comprendre depuis un moment déjà qu’elle était entrée dans cette boutique d’une manière peu conventionnelle, et pas tellement polie. Mais bon, il n’allait tout de même pas la laisser moisir ici ?! Ou bien, sans nul doute possible la pire chose qu’il soit, il allait la livrer aux autorités ?! Si c’était le cas, ça en était fini pour elle ! Ils l’identifieraient sans le moindre problème pour la ramener chez son père. Ce serait alors le retour en enfer ! Mais dans ce cas-là, il était hors de question qu’elle supplie l’homme. Elle était bien trop fière pour cela.

Elle releva la tête dignement, regardant l’homme, jusqu’à ce qu’il reparte vers la forge. Mais cela fut bref. Bientôt il fut de retour avec tout un attirail. Il avait des braises qu’il raviva, mettant ainsi à chauffer une solution liquide dans une fiole. Lyris le regarda vers, nullement impressionnée.
Enfin le forgeron se tourna vers elle. Elle le défia du regard, attendant la sentence. Elle ne tarda pas, l’homme prenant la parole, donnant un premier aperçu de ses réactions :


« Que puis-je faire pour vous en cette heure si tardive, à laquelle l’établissement est fermé, mademoiselle ? »


La jeune femme lui sourit amusée, avant de lui répondre d’une voix indifférente :


« Et bien pareil que pour les personnes qui viennent aux heures d’ouvertures… »


Elle s’arrêta, promenant son regard sur le contenu de la pièce et son contenu. Malgré toutes ses tentatives pour se dégager, celles-ci s’étaient avérées veines, ses liens la tenant trop fermement. Il ne restait plus que la solution de convaincre le forgeron de la relâcher. En elle, elle fulminait déjà… Devoir être conciliante avec quelqu’un ?! Ah ça jamais ! Mais bon, elle devait bien faire quelques efforts. Malgré son agacement, elle garda son sourire amusé avant de continuer :

« Vous faîtes cela à tous vos clients qui entre par effraction ? Vous ne devez pas vous ennuyez tous les jours alors… Mais j’aimerais tout de même que vous me relâchiez, je n’ai pas d’affinités particulières avec ces liens… »


Encore la carte de l’insolence, elle ne pouvait pas s’en empêcher. Mais elle n’aimait pas se retrouver dans ce type de situations plutôt embarrassantes. Elle fixa l’homme, attendant sa réaction.

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Minéas Marphil
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MessageSujet: Re: Une arme pour Lyris   Dim 4 Oct - 15:39

La jeune femme lui répondit avec une insolence et une indifférence qui lui semblait familière.
Minéas observa plus longuement cette intruse. Il l’avait déjà vu quelque par. Se visage de poupée aux faux airs angélique.
Les souvenirs ne tardèrent pas à lui revenir en mémoire. Quand il l’avait vu pour la première et la dernière fois, elle n’avait que sept ans. A présent elle avait bien grandit et était devenue une fort belle femme.
Il savait également – par des sources internes - qu’elle était activement recherchée pour le Chef de Cité. En effet, l’affiche placardée dans les villes la faisait passer pour une criminelle de haut vol. Le Chef de Cité ne voulait dévoiler la fuite de sa « bien aimé » fille, que le forgeron savait promise à un bien cruel destin.

Finalement, Minéas ne regrettait pas d’avoir un ami fidèle, à la langue un peu pendu, parmi les gardes du château El Vadel pour le tenir au courant.

Le forgeron baissa la tête vers la fiole et l’ôta des braises pour la poser sur le comptoir.


« Briseadh » murmura-il de façon presque inaudible.

Le cercle s’illumina une seconde fois, et les lianes de pierres relâchèrent leurs prises, et la mosaïque se reforma.


« Je suis navré mademoiselle El Vadel, mais c’est une garantie pour moi et une façon de protéger mes biens. Heureusement pour vous, vous serez le premier intrus à ne pas connaître l’amer gout de l’écorce du renouveau. »


Attrapant le bâton posé contre le mur, il frappa le nœud d’une racine et toute les troués s’obstruèrent, donnant de l’extérieur l’illusion que l’établissement était fermé.

« Je suis au courant de votre affaire bien malheureuse. Je ne vous dénoncerais pas, comme je n’ai jamais dénoncé aucune des personnes ne s’étant introduit chez moi. »


A l’accoutumé, comme pour tout les autres clients, il prit un parchemin et une plume et nota un nom au hasard pour prendre sa commande.


« Si vous désirez une arme, je suis tout ouïe à votre commande. »


Il ne fallait pas croire que Minéas avait baissé sa garde parce qu’elle était Lyris El Vadel ! Non, juste parce qu’elle serait la futur Madame Cloud El Vadel s’ils la découvraient, et il était bien placé pour savoir ce que produisait un mariage de force. C’est pour cela qu’il ne voulait pas perdre plus de temps.

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Lyris
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MessageSujet: Re: Une arme pour Lyris   Mer 7 Oct - 1:44

Le silence s’installa pendant que le forgeron regardait la jeune femme. Qu’est ce qu’elle avait ? Il était étonné de voir une fille à l’aspect doux parler aussi insolemment ? Le pauvre… C’est sûr ça devait faire un choc ! Ou bien peut-être qu’une idée lui traversait l’esprit ? Peut être avait il des idées perverses ?!!
Puis l’homme cessa enfin de la fixer pour reporter son attention sur le fiole qui chauffait. La retirant des braises, elle retrouva sa place sur le comptoir. Curieuse, Lyris se demandait bien ce qu’il allait en faire. Etait-ce du poison ? Un somnifère ? Une drogue ? Elle se le demandait bien, mais il ne faisait aucun doute que cette fiole avait été mise à chauffer pour elle.

Puis après un vague murmure de l’homme, les liens qui retenaient la rôdeuse se retirèrent toutes seules, relâchant leur captive. Qu’est ce que tout cela voulait dire. Elle tourna son regard interrogatif vers le forgeron, restant à la place où l’avaient laisser les plantes. Enfin le forgeron reprit la parole. Elle fut bien étonnée d’entendre de sa bouche son nom retentir. Aussitôt son regard se fit froid, foudroyant leur locuteur. Il lui parla de sa fiole. L’écorce de renouveau. Elle en avait eu connaissance dans tous les livres qu’elle avait lu. Alors comme ça, il effaçait la mémoire à tout intrus ? Drôle de manière de faire sa loi… Mais pour l’heure une autre chose occupait l’esprit de la demoiselle.


« Ne prononcez pas ce nom à haute voix ! »

Son ton avait perdu de son indifférence. Il était devenu ferme et autoritaire. Cet homme allait-il lui faire perdre toutes les prudences qu’elle avait mise en place pour venir jusqu’ici ?!
Mais lui, ne s’était pas soucié de ses paroles. Il était occupé à prendre un bâton, pour taper sur une des racines de l'arbre. Lyris n’en savait pas la raison, et elle ne chercha pas à comprendre. Elle attendait plutôt de savoir ce qu’allait faire cet homme. Elle se savait recherchée dans toute la ville, mais elle ne savait pas d’où il avait su qui elle était. Elle ne se souvenait pas jusque là l’avoir rencontré…
Enfin il reprit la parole… Grossière erreur que de dire ces premières paroles… Il connaissait sa situation ?! La charmante affaire ! Il enchaîna en allant prendre un parchemin avant de lui demander si elle désirait une commande. Ça en fut trop ! Lyris s’avança vers le comptoir comme une furie. Son poing partit tout seul à une vitesse fulgurante s’écraser contre celui-ci.
Là elle laissa exploser sa rage.


« Je ne veux pas de votre compassion, ni de votre pitié ! Ma « malheureuse » situation n’est affaire de personne ! »


Elle retira enfin son poing du bois, avant de tourner le dos au forgeron. Maintenant, qu’elle avait mis les points sur les « i » avec cet homme, elle pouvait passer sa commande, comme il l’attendait.


« Une dague… Voilà ce qu’il me faudrait. Une dague à cran, lame scindée sertie d’une pierre de quarz hématoïde. »


Elle se tourna de nouveau vers le forgeron.


« Je pense que ce genre de commande ne devrait pas vous poser de problème ? »

Elle espérait seulement qu’il posséda cette sorte de pierre. Elle l’aiderait à gagner en force et vitalité, mais aussi à tirer de l’énergie de son tempérament de feu. Elle attendait la réponse de l’homme, pensant distraitement au lieu où elle allait se cacher en attendant que sa commande soit terminée.

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Minéas Marphil
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MessageSujet: Re: Une arme pour Lyris   Mer 7 Oct - 18:53

Après que le forgeron eu prononcé ses paroles, il vit le visage de la jeune femme passé de l'indifférence le plus totale à la colère la plus noir.
S'avançant vers le comptoir, elle y abattit son poing et laissa exploser sa rage.


« Je ne veux pas de votre compassion, ni de votre pitié ! Ma « malheureuse » situation n’est affaire de personne ! »

Puis elle lui tourna le dos comme une gamine boudeuse. Là Minéas hallucinait. Pour qui elle se prenait celle là ? Heureusement qu'il avait obstrué toute les trouées du bâtiment, sinon cette espèce d'idiote se donnait toute seule.
Puis elle passa sa commande en gardant le dos tourné vers lui. Mais pour qui le prenait-elle ? Il n'était pas à son service. Ses nourrices ne lui avaient pas appris la politesse ?


« Je pense que ce genre de commande ne devrait pas vous poser de problème ? » dit-elle en daignant enfin le regarder.

S'en était trop. L'homme avait beau être d'une gentillesse sans pareil, il ne fallait pas lui chercher des poux, sinon il fallait payer cher les pots cassé.

L'attrapant par le col de sa cape, il l'attira vers lui et lui colla une baffe monumentale - digne des mains fortes et fermes qu'il possédait - qui manquait toujours dans l'éducation de ses salles gosses de bonne famille.
Il la tira plus vers lui et plantant un regard aussi noir que le siens dans ses yeux, il lui lança d'une voix encore plus froide et sèche qu'un rude hivers, et sur un ton plus imposant que n'importe lequel des gardes peuplant la citée :


"Écoute moi bien espèce de petite idiote, t'es affaires te regarde en effet, et je n'ai pour toi aucune pitié comme je n'en ai eu aucune pour personne. Je crois être assez concilient avec toi." Il désigna la fiole sur le comptoir. "J'aurais très bien put te faire boire tout son contenu et te livrer à ton père aussi vide qu'une coquille de noix après le passage des corbeaux. Ton père a beau être bon avec son peuple, sais tu ce que je risque pour te recevoir ici sans alerter les autorités compétente ? Vingt ans d'emprisonnement !"

Il marqua une pose avant de reprendre.

"Alors t'es petite facétie égoïste, tu les sers à un autre sinon tu sais que trop bien ce qui pourrait t'attendre."

Puis il la relâcha et nota la commande sur le parchemin. Il retrouva son calme et attrapa le bâton qu'il avait pris quelque instant auparavant.


"Votre commande sera prête demain je laisserais ouverte la porte de l'arrière. Alors maintenant déguerpissez avec votre impertinence avant que je ne change d'avis." dit-il d'une voix sereine comme s'il ne s'était pas énervé juste avant.

Frappant la même racine du bâton, les racines se retirèrent des ouvertures et il lui indiqua le chemin de la sortie d'un geste de la main dans la direction de là où elle était entrée.
Manque de chance pour elle, le lendemain était un jour de pleine lune... Tant pis !

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Lyris
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MessageSujet: Re: Une arme pour Lyris   Lun 12 Oct - 15:16

Apparemment les remarques que fit Lyris à l’homme ne l’enchantèrent guère. Il se saisit de la jeune femme, pour abattre sur son visage une des ses mains. Le visage de la rôdeuse suivit le mouvement de la main, sous la force que le forgeron avait déployé. Seulement il se tourna de nouveau bien vite vers l’homme.
Lyris planta alors son regard noir, plein d’arrogance dans celui de l’homme. Pour qui se prenait-il lui aussi ? Ne lui avait-on pas apprit à ne pas frapper une femme ?!


"Écoute moi bien espèce de petite idiote, t'es affaires te regarde en effet, et je n'ai pour toi aucune pitié comme je n'en ai eu aucune pour personne. Je crois être assez concilient avec toi."
Il désigna la fiole sur le comptoir. "J'aurais très bien put te faire boire tout son contenu et te livrer à ton père aussi vide qu'une coquille de noix après le passage des corbeaux. Ton père a beau être bon avec son peuple, sais tu ce que je risque pour te recevoir ici sans alerter les autorités compétente ? Vingt ans d'emprisonnement !"

La seule réponse qu’il obtint fut le regard défiant de la jeune femme. Qu’il la donne donc à son père si elle l’énervait tant ! Il serait débarrassé !
Il continua ensuite sur sa lancée, la trouvant égoïste. Cela ne changea en rien la réaction de la rôdeuse. La connaissait il ? Non ! Alors son jugement à deux sous, il pouvait se le garder pour lui !

Puis comme si de rien n’était il s’occupa de noter sa commande avant de lui montrer le chemin de la sortie. Elle l’observa un instant avant d’esquisser un pas vers la porte de la forge avant d’ajouter :


« Je serai là dès l’ouverture, moi et mon impertinence. Je verrai bien si vous avez changé d’avis entre temps… »

Elle sortit alors de la pièce, repassant par le petit vestibule, avant d’accéder à la forge. Elle n’entendait plus un bruit venant de la boutique. A cette heure là, s’était bien normal… Elle sortit enfin de l’établissement, regardant précautionneusement que personne ne se trouvait à proximité.

Elle campa la nuit durant dans les alentours de la ville. Elle ne tenait pas à rester trop approché. Quand le jour naquit, elle était déjà debout, prête à retourner voir son cher forgeron. L’avait-il vendu pour sauver sa peau ? Elle allait le vérifier à présent.
Elle reprit le chemin de cette boutique en sommet de colline, évitant le plus possible de croiser des gens, se faisant petite et discrète. Elle y parvint sans trop de difficulté, privilégiant les petites rues, aux grands axes qui étaient alors déjà pas mal fréquenté.
Enfin elle parvint à la forge. Elle contourna le bâtiment pour retrouver la porte par laquelle elle était rentrée la veille. Le forgeron disait qu’il la laisserait ouverte. Ce fut le cas. Elle pénétra alors dans la bâtisse.
Elle préféra alors rester dans la forge plutôt que de s’aventurer dans la boutique aux heures d’ouvertures.
Elle s’appuya alors contre l’établi le plus proche, regardant avec curiosité le travail de l’homme. Il ne semblait pas en manquer en tout cas ! Ce n’était pas pour rien qu’on disait que c’était le plus grand des forgerons d’Heawen !
Elle continua d’observer autour d’elle, attendant l’arrivée de l’homme. Il serait bien là un jour de toute façon !



[j'ai bien aimé la faute de frappe qui a donner: aussi vide qu' une couille de noix! Lapsus révélateur? :p]

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Minéas Marphil
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MessageSujet: Re: Une arme pour Lyris   Mar 26 Jan - 16:16

Après le départ de la jeune femme, Minéas replaça sont dispositif devant la porte arrière et la referma. Il l’a rouvrira dès son arrivé le lendemain, en espérant qu’elle n’arriverait pas trop tôt.
L’homme rangea les dernières bricoles en pagailles, enfila sa cape et sortit. Dehors le vent était frais et poussait les nuages vers la chaine des Géants. Ce soir, il pourrait observer les étoiles. Posant une main sur des nœuds de l’arbre, il adressa une prière à Thalam avant de prendre le sentier.
En passant devant la première maison il remarqua les rideaux se rabaissé subitement. Souhaitant que cela ne soit qu’un malentendu, il passa son chemin et rentra chez lui.

Un peu avant l’aube, on vint frapper à sa porte. Emmitouflé dans sa robe de chambre blanche – devenue grise à force de trainer – l’alchimiste alla ouvrir, les cheveux défait et les yeux mis clos. Un soldat se trouvait sur le seuil, il ne se trahit pas.

« Que me vaut l’honneur d’être dérangé aussi tôt, alors que même le coq n’est pas éveillé ? »

« Pardonnez moi mon bon ami, mais une de vos voisines dit vous avoir vu quitter votre tardivement, après avoir entendu des éclats de voix. »

Minéas baissa la tête de côté et esquissa un sourire.

« Ma chère voisine, et que les esprits me gage de mon blasphème, est une commère de haut lieux ! Il me souvient avoir déposé mes horaires auprès de notre bon Chef, l’heure où je suis sortit est l’heure où je finis. Et s’il me convient de faire des heures supplémentaires, cela ne regarde nul autre que moi. »

Le garde parut embarrassé et piétina légèrement le sol.

« Fort bien Mr. Marphil mais… ceci n’explique pas… les éclats de voix entendu. »

« Il se voit que vous n’avez jamais connu la colère
d’un artisan lorsqu’il commet une erreur. Il m’arrive d’avoir des maladresses et hier j’ai brisé quelques fioles dans mon empressement. Certaines substances ne font pas bon ménages en cohabitant. Je me suis emporté, peu être un trop pour que ma voisine mette entendu. Son ouïe s’affinerait-elle en vieillissant ? Ou deviendrait-elle un de ces nuisibles nuisant à la tranquillité d’autrui ? » ajouta-t-il dans une pirouette en imitant le ton d’un intellectuel quelconque.

« Fort bien. Je… je lui dirais ne plus vous importuner. Désolé pour le dérangement et bonne journée. » dit-il prostré en signe de désolement.

Le forgeron lui donna une tape sur l’épaule en lui disant que les gardes d’une si grande cité telle que Miredrish, ne devaient pas courber l’échine à la moindre faute, mais rester droit et s’excuser dignement.

Le soldat se redressa, lui adressa un sourire de remerciement et partit. Minéas referma sa porte derrière lui en soufflant soulagé. Cela, elle allait l’entendre.

Le garde l'avait précédé pour lui souffler dans les bronches, mais le travailleur ne se priva pas pour retourner le couteau dans la plaie.
Après lui avoir bien remis les point sur les i, il prit le chemin de sa forge, ouvrit comme promis la porte de derrière et se mis à l’ouvrage avant d’ouvrir. Il était un peu trop tôt pour cela.

A l’heure d’ouverture, il n’eut que le temps de faire l’allée retour pour retourner la pancarte et échanger quelques mots avec le coursier, qu’à son retour il retrouva la jeune femme dans la forge. Allant reverrouiller la porte, lui glissa en passant :

« Faite vous patiente et absente, j’ai à peine eu le temps de commencer. »

Alternant entre trois visites, dont une de simple courtoisie, et quelques disputent avec des enfants un peu trop turbulent, il parvint enfin à achever la commande vers le milieu de l’après midi. Polyvalent, il parvint à faire la gravure pendant une longue discussion – qui lui sembla interminable – avec un client.

« Voila c’est achevé ! » lâcha-t-il en lui tendant l’arme. « Je ne sais pas où vous comptez aller, mais prenez garde, j’ai eu de la visite ce matin, la femme habitant la première maison est une vrai langue de vipère ! J’ai une livraison de charbon qui devrait arriver. Vous ne devrez pas avoir de mal à vous glisser dans la charrette. »

Minéas leva ses yeux azur vers le ciel en s’appuyant contre l’établi.

« Évitez de sortir en forêt dans les trois jours à venir. La pleine lune débute ce soir. Si vous voulez le faire, je ne vous retiendrais pas. Votre inconscience ne regarde que vous après tout. » acheva-t-il en haussant les sourcils.

Au retentir du carillon, il tourna la tête vers elle en soupirant.

« Encore un client… »

Et Minéas repartit en remontant les manches de sa chemise jaunit par l’effort. Sur l’établi où il était appuyé, il avait laissé en évidence la clef de la porte. Il valait de soit qu’il fallait la laisser après avoir déverrouillé la porte.

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